La femme au pistolet d’or

Dès les premières pages l’auteur nous ouvre les portes d’un Versailles où l’ennui de la Reine la conduit à quelques fanfreluches, emmenant avec elle ses deux complices Rose la couturière et Léonard le coiffeur.

Quelques tableaux vivants animés de guérisseurs, fleuristes, devin, fermiers et fermières viennent s’insérer dans l’enquête pendant que Rose et Léonard entre deux crêpages et ajustages de corset mirent en oeuvre la mission ordonnée par une Marie-Antoinette perlée jusqu’à la perruque.

Le pistolet d’or sorti du tiroir secret de la veuve Cottin de Melville éveilla les soupçons des deux enquêteurs qui tout en tournoyant autour du taffetas entamèrent une investigation si pointue qu’ils en perdirent leur fantaisie !

Comment ne pas se laisser porter par la magie ambiante, le charme des péronnelles, l’indiscrétion des boudoirs dans le seul but de financer un magnétiseur dont les manipulations aideraient à concevoir un héritier pour la Couronne.

Calez vous entre deux coussins et imaginez-vous assis dans un carrosse avant d’ouvrir ce magnifique récit moderne dont les frasques de chaque personnage vous transporteront dans un fatras de curiosités.

La divination par les oracles rappelle à l’ordre les liaisons peu flatteuses de la Reine mais quel bonheur de les vivre dans la légèreté et l’amusement.

Vive la Reine !